Is an effective debate on the problem of building a federal core beginning?
Reading this news coming from France (see below) it seems that it is so. Lets' work on it
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<<PARIS (Reuters) - L'Union européenne doit avancer à des rythmes différents, sous la houlette de la zone euro qui serait son "leader d'entraînement", a dit lundi François Bayrou.
Le dirigeant centriste, qui est crédité de 12% des voix dans un récent sondage, réclame une "Europe du premier cercle" bâtie sur les pays de la zone euro.
"Nous sommes pour qu'il y ait une Europe du premier cercle, une Europe active qui réunit les pays de la zone euro (...) Nous avons seize pays qui ont une monnaie en partage. Ils ont une responsabilité particulière de leader d'entraînement", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à Paris.
"Cette Europe doit bien évidemment être ouverte, cela ne doit pas être une Europe de l'exclusion", a-t-il ajouté.
Si cette "Europe du premier cercle" avait existé lors du sommet du G20, début avril, François Bayrou veut croire que la lutte contre les paradis fiscaux en serait sortie renforcée et non affaiblie, comme il estime qu'elle l'a été.
A Londres, "on a écrit la liste des paradis fiscaux avec une gomme", a-t-il déploré, effaçant "l'un après l'autre les paradis à l'intérieur même des pays qui se présentaient comme vertueux".
Face à ce "grand immobilisme, si la zone euro existait elle serait un leader d'exigence dans cette lutte contre les paradis fiscaux. Elle doit devenir une avant-garde", a souligné François Bayrou, qui veut également accélérer la politique d'harmonisation fiscale au sein de cette zone euro.
Il a dénoncé une certaine forme de "démission" des Etats qui font ou laissent faire de la "braderie fiscale" et "vont piquer des entreprises dans les autres pays".
PS ET UMP RAILLÉS
Marielle de Sarnez, tête de liste du MoDem en Ile-de-France et "animatrice" de la campagne nationale pour les européennes, a également plaidé pour un "nouveau modèle européen économique social et durable".
"Le levier de réponse n'est pas national, il faut un plan de relance et un grand emprunt européen", a-t-elle déclaré.
"Les pères fondateurs disaient toujours qu'il fallait faire l'Europe des petits pas. Je crois exactement l'inverse, il faut faire l'Europe des grands pas", a-t-elle souligné.
A six semaines d'un scrutin européen crucial pour sa formation, François Bayrou a noté un changement notable chez les électeurs français.
En pleine crise financière et économique, "une révolution a eu lieu dans l'esprit des Français qui placent l'Europe au rayon des espoirs alors qu'hier elle était rangée au rayon des contraintes", a-t-il estimé.
Le président du MoDem, qui a organisé au moins trois événements nationaux pour lancer sa campagne européenne, a renvoyé dos-à-dos le Parti socialiste, où les listes composées par Martine Aubry ont fait grincer des dents, et l'UMP, qui peine à présenter des listes électorales complètes.
"Nous avons composé nos listes au terme d'une démarche démocratique avec consultation des adhérents et nous faisons campagne sur le sujet européen", a ironisé François Bayrou.
Il y aura un "message national" adressé au gouvernement lors de ce scrutin, a-t-il convenu, mais le MoDem n'appelle pas au "vote sanction" comme les socialistes français. Laure Bretton, édité par Yves Clarisse>>
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