Thursday, November 6th 2008

7:11 PM

Vices et vertus de la couple franco-allemand

Dans Le Monde du 7 novembre 2008, Thomas Ferenczi s’interroge sur le futur de "Le couple franco-allemand", et réfléchit sur une étude pour la nouvelle Fondation européenne d'études progressistes, affiliée au Parti socialiste européen, où l'historien Jacques-Pierre Gougeon s'inquiète du " dynamisme perdu " de la relation entre les deux pays. M. Gougeon estime que les difficultés du couple franco-allemand ne sont pas un " phénomène sporadique ", mais témoignent d'un " processus d'éloignement " engagé au lendemain de la réunification allemande et nettement visible au sommet de Nice en décembre 2000. Même si les disputes se terminent par des compromis, elles ne peuvent pas rester sans effet sur le fonctionnement de l'Union européenne, l'ensemble franco-allemand constituant une " masse critique ", avec 48,8 % du produit intérieur brut de la zone euro, 36 % du financement du budget européen, 33 % de la population.
Les malentendus entre la France et l’Allemagne sont sans doute profonds. Ils tiennent, selon M. Gougeon, à la modification du rapport de force entre la France et l'Allemagne depuis la réunification. Selon Thomas Ferenczi, à just titre, ce climat de suspicion pèse sur les politiques européennes et il considère que l'Europe franco-allemande appartient au passé. Si on pense l'Union à vingt-sept, Thomas Ferenczi a raison. Mais quand on considère la necessité de bâtir un premier noyau d'Etat fédéral, l’action et l’initiative communs de la couple franco-allemande demeurent essentiels. C'est pour ça qu'il faut toujours rappeler les responsabilités politiques et historiques de l'Allemagne et de la France pour creér une véritable Fédération européenne à partir d’un noyau des pays. Mais qui, en dehors des fédéralistes européens, peut faire cela?

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